Fête des Rois

La semaine dernière était celle de la traditionnelle fête des Rois avec galettes et couronnes. Pour l’équipe du Clos des Jardins elle a eu lieu exceptionnellement à la salle des Associations. Le déplacement inattendu[1] en a perdu une partie. Au Setti de Barba l’équipe était au grand complet, il a même manqué quelques parts de gâteau.

Merci à Michel et Carmela pour les photos.


[1] La décision a été prise à la demande de la mairie le matin même.

Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?

J’ai déjà dit ce que je pensais de la complexité de l’orthographe française.

Remettons une couche sur le sujet. Deux linguistes belges ont écrit une pièce pour rire de notre orthographe (les canadiens aussi sont parfois moqueurs). Le phonème S peut s’écrire de multiples manières en français.

Par exemple :

  • S dans Seau,
  • C et SS dans Cesser,
  • Ç dans maçon,
  • SC dans science,
  • T dans attention,
  • X dans dix,
  • TH dans forsithia,
  • Z dans Aztèque,
  • STH dans asthme,
  • CC dans succion,
  • SÇ dans acquieait,

Soit douze manières d’écrire le même son ! Tout cela est-il vraiment nécessaire ?

Je signale qu’on demande aux enfants des efforts importants pour apprendre toutes ces subtilités et que nous manquons toujours de bras à l’APESAF pour les aider à travailler sur ce sujet. Inscrivez-vous pour être bénévoles.

Nota : la phrase en titre est extraite d’Andromaque de Racine.

Nota 2 : les linguistes belges sont Jérôme Piron, et Arnaud Hoedt ; vous trouverez leurs nombreuses vidéos sur YouTube.

La dictée de Thierry

Depuis 10 ans, en moyenne deux fois par semaine pendant l’année scolaire, j’aide des enfants à faire leurs devoirs. La moitié du temps, pour les élèves de primaire, cela consiste à les aider à préparer la dictée. La maitresse leur a donné une liste de mots à apprendre. Je leur demande de les lire à haute voix, d’écrire au tableau ou sur une feuille de brouillon et de conjuguer un verbe s’il y en a un dans la liste.

C’est que l’orthographe française est difficile à apprendre, truffée de lettres qu’on ne prononce, de manières variées d’écrire ce qu’on prononce, de pièges qu’on ne peut déjouer qu’en apprenant les mots par cœur.

Prenons un exemple simple, celui de mon prénom. Je m’appelle Thierry en l’honneur de Thierry d’Argenlieu, un des premiers compagnons de la libération, un homme qui était Amiral de la Royale en temps de guerre, et Carme déchaussé en temps de paix. Mes parents étaient patriotes et on sortait de la guerre.

Lors que je rencontre des amis étrangers, leur première question est « comment t’appelle-tu ? »

« THIERRY »

Je sens bien que mon interlocuteur est perturbé. La diphtongue I-E est rare en français et il n’est pas sûr d’avoir bien entendu. Alors la question suivante est « Comment ça s’épelle ? ».  Et là cela se gâte : « T-H-I-E-R-RY »

Pourquoi un H muet ? Pourquoi deux « R » ? Pourquoi « Y » ? Le H ne sert à rien, les deux R ne se roulent pas spécialement, il n’y a pas besoin d’un Y qui s’utilise normalement à la place de deux « I » comme dans Joyeux, Moyen, ou Voyant. On écrirait Tieri, cela se prononcerait pareil.

Dans son article sur le décret de Villers-Cotterêts, publié dans l’Histoire Mondiale de la France[1], Patrick Boucheron nous explique que c’était un moyen qui avait été trouvé pour maintenir un écart entre ceux qui savaient écrire correctement le français et les autres. Un moyen de dégager une élite capable de comprendre pourquoi un mot doit se lire comme cela se prononce ou selon son étymologie. C’est ainsi que les mots d’origine grecque se virent ajouter un H comme dans théâtre, orthographe ou misanthrope. Cela aurait sans doute surpris Molière lui-même. La première édition de sa pièce de théâtre est titrée Misantrope (voir l’illustration en tête de cette chronique). L’orthographe à son époque n’était fixée comme aujourd’hui. Et cette explication ne vaut pas pour Thierry. C’est un prénom d’origine germanique et non grecque. Mais ajouter un H faisait plus chic pour un prénom de roi (Thierry 1er est le fils ainé de Clovis).

Heureusement pour nos chères têtes blondes et brune, le prénom de Thierry est passé de mode. La cote de Thierry d’Argenlieu a beaucoup baissé depuis qu’il a ordonné le bombardement d’Aïphong lançant sur de mauvaises bases la guerre d’Indochine et les guerres de décolonisation françaises. De même le feuilleton Thierry la fronde a beaucoup moins résisté sur nos écrans que Zorro.

Mais il reste encore plein de chausse-trappes pour les enfants. Pourquoi écrire pendant ? Pourquoi est-ce une faute d’écrire pandant, ou pendent, ou encore pandent, qui peuvent se prononcer de la même façon ? Nos amis canadiens se moquent de nous car eux prononcent différemment en et an.

Je ne prétends pas avoir les moyens de modifier l’orthographe. Mais, je signale qu’on demande aux enfants des efforts importants pour apprendre toutes ces subtilités et que nous manquons toujours de bras à l’APESAF pour les aider à travailler sur ce sujet. Inscrivez-vous pour être bénévole.


[1] Histoire Mondiale de la France (édition du Seuil ; 2017) ; ouvrage collectif sous la direction de Patrick Boucheron ; celui-ci a aussi rédigé l’article 1539 L’empire du français, article sur Villers-Cotteret.

Repas de fin d’année 2025 de l’APESAF

Le mardi 24 juin, les bénévoles de l’APESAF ont partagé le traditionnel repas de fin d’année à la Cantina. Après avoir cherché la nouvelle adresse du restaurant, tout le monde s’est retrouvé dans la salle climatisée.

Morceaux de pizza, assiette de charcuterie, encornet ou brochette de poulet, crème au chocolat. Le repas était copieux. Surtout les convives étaient de qualité, la table agréable. Nous nous sommes promis de nous retrouver l’an prochain après cet agréable moment passé ensemble.

Sur les photos, comme dans les deux précédentes chroniques chercher Noëlle.

Pour savoir quand nous retrouver, allez sur la page de bienvenue.

Mémoire de l’APES : suite

Les vacances de printemps sont finies. Il nous reste à finir l’année scolaire jusqu’aux vacances d’été. Cette période sera scandée par les dernières évaluations, les annonces de passage de classe et les examens du Brevet pour les plus grands.

Pour nous donner du courage, plongeons une nouvelle fois dans la mémoire de notre association. À la suite de la publication d’articles et de photos qui étaient gardées au SETTI de BARBA, notre président a cherché dans ses archives. Voici une deuxième série qui permet de diversifier les thèmes. Bien sûr on parle encore du recrutement des bénévoles, mais aussi, de la venue d’un magicien pour les trente ans de l’association, du renouvellement du président, d’une séance de cinéma au Luberon.

Et si vous ne nous connaissez pas, si l’avenir de nos enfants vous importe, n’hésitez pas à faire circuler cette chronique, pour essayer d’attirer de nouveaux bénévoles. Si vous avez besoin d’en savoir plus pour nous rejoindre, allez sur la page de bienvenue.

Mémoires de l’APES

L’APES existe depuis 1986. Elle fêtera ses 40 ans l’an prochain. Elle a régulièrement été suivie par le journal la Provence tout au long de son existence. Au SETTI, un PressBook a été conservé des articles depuis l’an 2000. Sur une idée de Claude Senard, vous trouverez ci-dessous ce PressBook regroupé en un diaporama.

Vous remarquerez que nous avons eu une thématique un peu obsessionnelle : trouver des bénévoles. Mais cela prouve, si nous en doutions, que la demande des enfants et des parents est toujours là, que l’aide aux devoirs est indispensable.

Pour intéresser la lecture, un petit jeu : combien de fois voyez-vous Noëlle Fajaux sur les photos ?

N’hésitez pas à faire circuler cette chronique, pour essayer d’attirer de nouveaux bénévoles. Si vous avez besoin d’en savoir plus allez sur la page de bienvenue.

Pour voir les articles cliquez sur le premier et faites défiler les images

Galette 2025

Cette année encore, les équipes de l’APESAF ont fêté l’épiphanie au Clos des Jardin le 28 janvier et à Setti de Barba le 4 février. Les bénévoles, les enfants, les parents ont dégustés galettes et couronnes de rois venues de la Boulangerie Vincent. A la fin, une cohorte de princesses et de princes couronnés sont repartis le ventre plein de sucreries.

Assemblée Générale Extraordinaire 2024

L’assemblée générale extraordinaire de l’APES a eu lieu le 17 décembre 2024. Vous trouverez ci-joint le compte rendu de cette réunion. Elle avait pour objectif de modifier le nom et l’objet de l’APES

Depuis 2023-24, une activité d’apprentissage et de perfectionnement en français pour petits et grands a été développée par une bénévole au sein de l’APES. Cette activité ne faisait pas partie du but de l’association qui était d’aider les enfants rencontrant des difficultés scolaires à l’école  et au collège.

C’est pourquoi il était nécessaire de modifier les statuts pour intégrer cette nouvelle activité.

Cette modification a été acceptée par l’assemblée générale extraordinaire. Désormais l’APES de Pertuis devient l’APESAF à Pertuis (Association Pour l’Entraide Scolaire et l’Apprentissage du Français A.P.E.S.A.F. à Pertuis).

Vous trouverez ci-dessous le compte-rendu de cette AGE ,les nouveaux statuts, le récipissé de la déclaration par la sous préfecture d’Apt, l’annonce au Journal Officiel des Associations. Le nouveau règlement intérieur se trouve dans la page concernant les bénévoles. Les nouveaux formulaires d’inscription sont dans les pages concernées par l’activité.

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